mercredi 18 octobre 2017

Le monde flottant Alan Spence

1858. À vingt ans, l’audacieux Thomas Glover décide de quitter son Écosse natale pour un Japon encore médiéval et hostile à l’Occident. Le jeune courtier maritime se lance, au risque de sa vie, dans le commerce de la soie, du riz, des armes, de l’opium et des navires. Jusqu’à connaître une réussite industrielle et financière époustouflante, et contribuer grandement à la modernisation de l’Empire sous l’ère Meiji. Aventurier visionnaire, il épouse les mœurs japonaises en s’initiant à l’esthétique samouraï, au zen et à l’art du haïku. L’honorable gaijin vit, avec de belles geishas, des amours tumultueuses.
Foisonnant, éblouissant d’érudition et d’invention, Le Monde flottant est un palpitant roman d’aventures qui conjugue tourmente de l’Histoire et intrigues personnelles. Source Éditions Héloïse d'Ormesson
Mon avis :

En premier lieu je tiens à remercier sincèrement Babelio et les Éditions Héloïse d'Ormesson pour m'avoir offert ce livre lors de l'avant dernière masse critique.

J'ai choisi ce livre pour sa magnifique couverture et pour les éditions Héloïse d'Ormesson. Le Japon est un pays qui me fascine et m'attire, même si je sais que je ne le visiterais surement pas... 

Pour Tom Glover le Japon n'était qu'une opportunité de travail au départ. Il se lance dans cette aventure avec toute la fougue de sa jeunesse et le souhait de construire sa vie et tenter sa chance loin de chez lui.

Il fallait être un brin aventurier pour réaliser un tel voyage à l'époque. Découvrir l'orient et le Japon en plein 19ème siècle devait être un choc.

Cet homme a réellement existé (je ne l'ai su qu'à la fin de ma lecture, le résumé ne l'indique pas), Alan Spence a, avec ce livre mis en avant la vie de cet homme.

On peut trouver des informations sur lui : ICI



C'est drôle mais je n'avais pas du tout en tête ce type de personnage avec les descriptions physique de l'auteur. Je m'étais mis en tête un homme beaucoup plus sexy ... Comme quoi l'imaginaire et puis je ne savais pas qu'il existait en vrai !

Dans ce livre tout comme Thomas Glover nous sommes très vite et presque essentiellement plongés dans le Japon Médiéval.

Glover va s'intégrer dans ce monde bien différent de ce qu'il a pu connaitre. Les us et coutumes sont bien surprenants voir même obscurs pour un occidental. Il deviendra d'ailleurs plus japonais qu'écossais.

Nous sommes en pleine époque Edo. Bon oki, j'avoue, je me suis un peu documentée sur l'histoire du Japon, car Alan Spence a piqué ma curiosité. 

Au départ de ma lecture je ne savais pas que Thomas Blake Glover existait réellement alors quand j'ai su à la fin de ma lecture j'ai cherché des informations sur le Japon et son histoire et sur ce personnage.

Les relations politico-économiques sont au cœur de cette histoire entre le Japon et l'Angleterre et je dois dire qu'à un moment de la lecture ça m'a un peu lassée... 

Les européens nous sont décrits comme porteurs de progrès pour le Japon...  J'ai aimé davantage quand le Japon nous était décrit dans ses traditions et ses mœurs.

Il traversa les deux ponts, Hésitation et décision, pénétra dans le quartier des plaisirs et se rendit droit au Sakura. L'endroit paraissait différent dans la journée, plus petit et miteux, sans rien d'engageant. La nuit, il avait toujours eu le charme un peu magique du fait de la lueur dorée des lanternes, des ombres jouant sur les shogi, de l'odeur suave de l'encens. La lumière du jour était trop brutale pour lui et le rendait banal. 

J'ai aimé quand Glover ne se posait pas en conquérant moralisateur et profiteur mais plus quand il s'intégrait et essayait de comprendre les coutumes et traditions. 

Les relations masculines de travail et de conquêtes sont très présentes et de belles amitiés naissent sur l'archipel. 

Les femmes elles, prennent une place dans ce livre mais de façon très floue et tardive dans le livre. Un peu trop selon moi, car mon intérêt a grandi quand elles avaient un rôle plus important et quand elles permettaient en fin de compte de rendre Glover plus japonais et humain...

J'ai aimé cet homme quand il était plus pacifiste que conquérant, quand il était partie intégrante de ce pays et non pas un conquérant envahisseur profiteur.

J'ai aimé les descriptions des traditions japonaises et notamment celles des samouraïs et de leur code d'honneur impitoyable !

J'ai marché sur le terrain. Tant de morts et de mourants. Hommes et chevaux. Certains corps dépecés, sans bras ni jambes, ou seulement bras et jambes, ou la tête détachée avec le visage encore féroce. Une mort noble. Une mort de Samouraï.
Ito s'interrompit, pour la première fois depuis le début de son récit. Il paraissait plus sombre que jamais.
- Sakamato-san est tombé aussi, mort dans la bataille.
- C'est une grande perte, déclara Glover en se rappelant la présence tranquille de Sakamoto, son insistance à prôner l'union des clans.
- Mais une bonne mort, observa Ito.
- Oui dit Glover. Bien sur.
- je me suis incliné pour tous les guerriers sur le champs de bataille, reprit Ito. J'ai fait un poème tanka.

Les braves guerriers gisent morts -
Choshu, Tosa, Togugawa -
Pour l'amour du Japon.
La fumée de la bataille se dissipe.
Au -dessus le soleil rouge. 

J'ai pleuré sur l'histoire de ces femmes qui s'effacent devant les hommes au Japon et ailleurs.

J'ai aimé ce petit garçon mélange du Japon et de l'Ecosse : 

Shinsaburo - Tomisaburo, le fils de Maki une geisha et de Thomas - Guraba San.

J'ai aimé la ville de Nagasaki, ville où s'installe Thomas Glover, ville faisant le lien entre les différentes époques du livre. On commence en effet l'histoire tout de suite après l'explosion de la bombe en 1945 dans la villa de Thomas Glover où son fils vit encore après lui. 

Un lien comme un rappel de ce que les hommes peuvent faire de pire aux hommes ...

J'ai moins aimé toutes les guerres et la violence des relations, ces trafics d'armes et d'opiums ... 

Une lecture qui a enrichi ma culture japonaise

Une lecture en demi teinte néanmoins 
car je l'aurais souhaitée plus romantique.

Une lecture que je vous conseille pour ce monde flottant qui attire et intrigue
et pour cet homme qui aura tendu un lien en occident et orient.


Un lecture de plus de 500 pages pour le challenge Pavé de chez Babelio


tous les livres sur Babelio.com



dimanche 8 octobre 2017

Le chant de la Tamassee Ron Rash


Rivière protégée par une loi fédérale, la Tamassee est un lieu quasi sacré. Quand une jeune adolescente s’y noie et que son père veut faire installer un barrage pour dégager son corps, bloqué sous un rocher, les environnementalistes s’insurgent et les journalistes se déchaînent. Photographe originaire du coin, Maggie s’interroge : comment choisir entre le deuil d’un enfant et la protection de la nature ? Source Le cercle Points

Mon avis :

J'avais envie de découvrir Ron Rash depuis longtemps et j'ai profité du dernier Quais du polar 2017 pour me procurer " Le chant de la Tamassee " et me le faire Didicacer ... Enfin Dedecacer plutôt j'ai encore mal oralisé le I de Didi qui est devenu E...


QDP @Didi 2017

 
@Didi 2017 

Lu depuis un petit moment déjà ( lecture en vacances dans le Médoc début août) je souhaitais quand même vous faire un petit billet sur cette lecture qui m'a marquée.

Ce livre commence très fort en vous coupant littéralement le souffle, on vit en direct la noyade tragique d'une jeune fille dans le fleuve de la Tamassee. 

Les trois premières pages vous plongent  directement dans cette ambiance suffocante ! (pages 13-14-15 )

 " ... Et la voilà qui fait partie de la rivière." 

Ron Rash nous met tout de suite dans l'ambiance, tendue, suffocante, où la beauté sauvage ravit les cœurs et les corps... 

Ce livre m'a plu mais il faut savoir qu'il oppresse et et nous met mal à l'aise. 

La nature splendide replace les hommes à leur juste place. 

On va suivre dans cette histoire deux journalistes Maggie et Allen qui vont couvrir l'évènement dramatique de la noyade de cette enfant. Les deux personnages de Maggie et Allen sont aussi à ce moment là en processus de deuil, l'une pour sa mère et l'autre pour sa femme.

En effet, le corps de Ruth Kawalsky n'a pas été rendu par la rivière et les parents sont prêts à tout pour récupérer l'enfant et lui offrir de dignes funérailles. 

Être prêts à tout c'est vouloir dompter cette rivière et créer un barrage éphémère pour dégager le petit corps sans vie.  

Le temps passe les tensions s'attisent. On veut contrecarrer la nature et les puristes écolos du coin ne sont pas du tout d'accord et craignent le pire pour leur coin sauvage.

Si la nature n'est pas tendre elle offre souvent de belles merveilles...

" Le brouillard s'était finalement dissipé et le soleil avait percé. Nous étions  à ce moment-là sur une partie de la rivière où des bosquets de peupliers bordaient les deux rives. Tandis que les dernières taches de brouillard s'évaporaient, les feuilles jaunes des peupliers sur lesquelles tapait le soleil s'étaient illuminées telles des mèches de lampe qu'on allume. L'air électrique et vivant, comme des éclairs trouent le ciel avant la pluie. Nous étions sur des eaux lentes mais le pouls de la rivière avait paru s'accélérer. Tout, y compris Luke et moi, miroitait dans une lumière dorée. Pour la première fois de ma vie, j'avais vu la rivière comme il me semblait qu'il l'a voyait. "

Ron Rash à travers cette histoire aborde plusieurs thématiques : La nature et sa domestication. Le deuil et son processus d'apaisement. Il se penche aussi sur le travail journalistique, aussi bien en tant que photographe ( comme Maggie) et écrivain ( comme Allen).

" Dégaine ton appareil, a-t-il dit d'un ton sérieux. Tu vas avoir sous peu l'occasion de prendre une vraiment bonne photo."
J'ai sorti le Nikon de son étui alors qu'Herb Kowalsky s'avançait dans les hauts-fonds et grimpait sur la pierre plate sous laquelle gisait sa fille. Il a regardé dans l'eau, seul à présent - ni sauveteurs, ni écologistes, ni badauds.
En photo il n'y a pas de mémoire. l'image impressionne la pellicule ou n'existe pas. J'ai approché le Nikon de mon oeil droit pour faire naître cet instant dans la vie de Herb Kowalsky. A ce moment là, la partie de moi qui pointait l'objectif se contrefichait de Herb Kowalsky, de sa fille, de la rivière ou de la loi fédérale. *
J'ai appuyé sur le déclencheur, sans arrêt jusqu'à ce que je n'ai plus de pellicule, et puis j'ai collé un autre rouleau dans l'appareil. Ce n'est qu'une histoire de lumière, d'angle et de grain, me suis-je dit. ce que font ces photos pour moi ou qui que ce soi d'autre n'est pas un but. Je ne suis qu'une observatrice de ce qui est déjà là.

La rivière de la Tamassee est vraiment le personnage principale de ce roman. 

Indomptable et furieuse mais aussi lumineuse et splendide. 

@Didi Vallée du Riamajou été 2017

Une belle lecture qui traite de thèmes difficiles, 
une écriture très agréable et poétique. 

Une lecture qui se grave en vous comme une blessure...

Ron Rash je vous relirai, je suis contente car d'autres titres m'attendent ! 

Découvrir cet auteur sur Babelio.com




lundi 2 octobre 2017

Septembre passant...

Nous sommes le 2 octobre et je me demande s'il vaut mieux regarder le mois passé ou m’intéresser au mois avenir...

Je crois que je vais regarder dans le rétro ;-) et vous faire un petit topo de mon mois de septembre.

Pour que ce ne soit pas rébarbatif, ou du moins pas trop j'aimerais faire quelques catégories qui reviendront chaque mois.


La catégorie Livres 

Ce mois fût l'occasion pour moi de faire un plein de livre à des tarifs défiants toute concurrence lors d'une vente de la médiathèque de ma ville.



(9 livres pour 7.50 euros !!!)

J'ai lu "Le vieil homme et la mer" ... et j'ai été profondément déçue... Je n'ai pas accroché à ce livre , je me suis ennuyée avec ce vieux et son gros poisson et je n'ai pas trop compris ce qu'Ernest Hemingway voulait me faire comprendre. A 0.50 centimes d'euro ça m'a fait moins peine.... 


 - Moi c'est mon âge qu'est mon réveille matin , dit le vieux. Pourquoi que les vieux se réveillent tôt ? C'est-y pour avoir des jours plus longs ? 

Noté à l'intérieur de mes achats le livre avec les roseaux dessus. Il s'agit de "François le champi " de George Sand. Alors pourquoi me direz vous cet achat ? Et bien d'une part ce livre est très joli avec cette couverture et de jolies illustrations à l'intérieur et également parce qu'il m'a été conseillé par mon psy, j'ai nommé Sauveur ;-) (livre conseillé à sa patiente Ella dans Sauveur et Fils de Marie-Aude Murail). J'ai adoré ce clin d’œil que m'a fait ce livre à travers une de mes dernières lectures. 


J'ai reçu un livre grâce à Babelio lors de leur dernière Masse Critique et je suis en train de le lire.


J'ai participé au tirage au sort pour les Matchs littéraires de chez Price Minister.J'ai été retenue !

Le hasard a bien fait les choses. Vous avez été sélectionné(e) pour participer aux Matchs de la Rentrée Littéraire ! Félicitations !


Voici donc le livre que vous aurez la chance de lire : Le Camp des autres - Thomas Vinau

La catégorie Nature et ballade



Reprise des randonnées dans la campagne environnante. On commence tout doucement côté kilomètres. Côté météo ce mois de septembre n'a pas été très beau mais quelques journées estivales ont égayé ce gris de pluie ! 


Travail au jardin, récolte de la lavande pour faire des petits sachets pour que mes armoires sentent bons !

 
 La catégorie musique 


Souvenirs d'un super concert des Insus en juillet 2017 à Vienne ♥


@Didi 17/07/2017


 
 


et aussi David Gilmour à Pompéi (bon là on y est pas allés mais on aurait bien aimé ...)





et des nouvelles de Nougat !


 Chut ... C'est la sieste dans le plaid tout doux ;-)


mercredi 20 septembre 2017

La nouvelle vie de Vanessa Tome 2 Cécile Soler

Le grand moment est arrivé pour Vanessa. Elle rentre à Arcadia, une académie où s'entraînent des sportifs qui comme elle, rêvent de devenir des champions.
La jeune patineuse peut enfin se consacrer à sa passion, mais quelques surprises l'attendent dans cet internat très particulier.

Face à un entraîneur autoritaire et des rivales sans scrupules, Vanessa saura-t-elle s'adapter à sa nouvelle vie et continuer de glisser vers son rêve ?

 Mon avis :


Lecture du tome 1 fin mai dernier, j'avais mis de côté ce deuxième tome, quand j'ai reçu un mail début septembre me rappelant que j'avais le tome 2 ...oups...

Cécile Soler m'a proposée gentiment de m'envoyer le tome 2 comme elle m'avait envoyé le tome 1 : voici mon avis ICI 

Je m'excuse d'avoir tardé pour écrire ce billet et remercie l'auteur pour sa gentillesse.


Découvrir cet auteur sur Babelio.com

Alors ce deuxième tome ? Et bien ici on rentre à Arcadia et ça va pas être de la tarte pour Vanessa. 

Le choc est rude et si l'école est une bonne école. La vie de collégienne de Vanessa va être changée par l'arrivée des entrainements difficiles et de la vie en internat. 

Ici la famille de Vanessa est mise de côté. J'ai même trouvé que ces parents n'avaient plus de place dans la vie de leur fille et qu'ils s'en fichaient même carrément... Un peu excessif tout de même...

Même la tatie et la meilleure amie Zoé n'ont pas de grand rôle dans ce tome. Dommage...

Heureusement Vanessa est une gentille fille, mais elle va aussi devoir affronter de vraies pestes, qui font tout pour déprimer et mettre mal à l'aise les nouvelles.

Et puis il y a Jade, Nina et Ruth pour rendre la vie plus facile. On note un peu d'entraide entre elles, ouf !

Cécile Soler décrit très bien l'univers de l'internat et le système de cette école de haut niveau pour les athlètes de demain.

J'ai trouvé l'ambiance moins drôle que dans le premier tome, mais en même temps on ne rigole pas vraiment dans ce type d'école j'imagine. On doit allier études et entrainements et l'ambiance est à la compétition.

Moins drôle que le premier tome, sans la fantaisie de Zoé et les encouragements de la tatie, j'ai du coup un peu moins aimé... 

Mais l'ambiance d'Arcadia est bien décrite et est sans doute très réaliste et l'écriture est simple et agréable. 

Les enfants seront conquis et poursuivront
 avec plaisir l'évolution de Vanessa. 

 Ils relèveront avec elle le défi du challenge du Médoc 
et même plus j'en suis sure 

en lisant aussi le tome 3 !




dimanche 17 septembre 2017

Sauveur et Fils Saison 1,2 et 3 ! Marie-Aude Murail


Saison 1 



Quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois sœurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…
Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien.
Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien. Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ?


Saison 2



Au numéro 12 de la rue des Murlins, à Orléans, vit Sauveur Saint-Yves, un psychologue antillais de 40 ans, 1,90 mètre pour 80 kilos.
Côté jardin, il mène sa vie privée avec son fils Lazare de 9 ans et il a quelque espoir de reconstruire une famille avec Louise Rocheteau et ses deux enfants.
Côté ville, Sauveur reçoit ses patients. Parmi eux : Ella Kuypens, 13 ans, qui se travestit en garçon et chante Sans contrefaçon, de Mylène Farmer, devant son miroir, Blandine Carré, 12 ans, qui se shoote aux bonbons Haribo et fait un tabac sur YouTube avec ses vidéos de poupées Pullip, Gabin Poupard, 17 ans, qui est Elfe de la Nuit dans World of Warcraft et qui squatte le grenier de son psy dans le civil, Samuel Cahen, 16 ans, qui ne se lave plus mais s’étonne de collectionner les râteaux avec les filles, ou encore Alex et Charlie qui, comme leurs prénoms ne l’indiquent pas, sont deux jeunes femmes souhaitant avoir ensemble un bébé…
Décidément, les humains sont de drôles de gens.

Saison 3



Au numéro 12 de la rue des Murlins, à Orléans, vit Sauveur Saint-Yves, un psychologue antillais de 40 ans, 1,90 mètre pour 80 kilos.
Dans son cabinet de thérapeute, Sauveur reçoit des cas étranges, comme ce monsieur Kermartin qui pense que ses voisins du dessus ont installé une caméra de vidéosurveillance dans le plafond de sa chambre à coucher, ou comme Gervaise Germain, qui s’interdit de prononcer le son « mal » de crainte qu’il ne lui arrive un MALheur.
Mais Sauveur reçoit surtout la souffrance ordinaire des enfants et des adolescents : Maïlys, 4 ans, qui se tape la tête contre les murs pour attirer l’attention de ses parents, Ella, 13 ans, cyberharcelée par ses camarades de classe, Gabin, 17 ans, qui ne va plus au lycée depuis qu’il passe ses nuits dans World of Warcraft, Margaux, 15 ans, qui en est à sa deuxième tentative de suicide, ou sa sœur, Blandine, 12 ans, que son père aimerait mettre sous Ritaline pour la « calmer »…
Sauveur peut-il les sauver ? Il n’a que le pouvoir de la parole. Il ne croit pas au Père Noël, mais il croit en l’être humain.


Mon avis :

J'ai emprunté au CDI ces trois tomes, je vais m'empresser de les rendre pour que les élèves puissent les lire et les adultes aussi :-) (si ce n'est déjà fait) ! 

Prendront-ils autant de plaisir que moi avec cette lecture des trois saisons ? En tout cas voilà encore des livres jeunesses qu'il fait bon lire même en tant qu'adulte.

Je les ai repéré depuis un moment sur la blogosphère et particulièrement grâce aux pépites jeunesse de Noukette et Jérôme, je n'ai pas hésité un instant pour cette lecture et je n'ai pas regretté un seul instant !



J'ai commencé la saison 1 en vacances et j'ai enchaîné les deux autres saisons après la lecture de mon gros pavé qui m'a plu mais qui était une lecture "exigeante" et accaparante. 

Ah Sauveur, quel homme ! Il est très attachant et j'ai aimé qu'il essaye de trouver des solutions pour ses patients. Il le fait parfois au détriment de sa vie privée mais ça le rends d'autant plus humain. 

Le cabinet du psychologue est attenant à sa maison et c'est avec Lazare son fils que l'on va écouter derrière les portes. 

Toute une galerie de personnages (enfin de patients ) défile dans le cabinet. 

Sauveur écoute "Mmmm..." Ne réponds pas, mais repose des questions.  

Les patients sont essentiellement des enfants et des adolescents, même si il y a des adultes aussi. 

Les sujets abordés ne sont pas caricaturaux, ni édulcorés. Les souffrances sont multiples. Le mal être adolescent est présent sous bien des formes.

La vie professionnelle de Sauveur empiète bien évidemment sur sa vie privée. Comment oublier les souffrances de ses patients une fois dans sa vie personnelle ? Surtout qu'au fond Sauveur à lui aussi une blessure qui lui fait mal.  La perte de sa femme dont il a encore du mal à se remettre.

Difficile de ne pas aider plus que se relation de thérapeute et Sauveur va prendre sous son aile le jeune Gabin.  Qui deviendra au fur et à mesure des trois tomes le grand frère de Lazare et le presque fils de Sauveur.

Il y a aussi les Hamsters qui prolifèrent dans un joyeux bazar  et qui seront adoptés par les patients parfois. Et comment ne pas être attendri par Bounty le premier hamster de la saison 1, trop tôt parti lui aussi...

La famille sous toutes ses formes est abordée dans ces trois saisons. De la mère isolée, au couples lesbiens, du père veuf à la mère quittée lâchement... Les familles recomposées qui ne vont pas toujours de soi... 

L'histoire d'amour de Sauveur avec Louise Rocheteau démarre dans la saison 2 (comme un gros coup d'accélérateur temporel) je m'en doutait mais il aurait pu y avoir plus de choses à dire ... 

Je ne peux vous parler de toute la galerie de personnage de cette série et pourtant tous m'ont plu ( vous avez dans les résumés de chaque tomes leur présentation )et j'étais avide d'avoir de leurs nouvelles et de constater leur progrès. 

Côté adulte je vous citerais néanmoins Mme Dumayet l'instit de Lazare (le fils de Sauveur) et de Paul (le fils de Louise), cette femme m'a bien plu et permets à l'auteur de rentrer dans l'école.

Côté adolescent, c'est Ella / Elliot ma petite chouchou / mon petit chouchou.

Marie-Aude Murail a su réellement capter l'air du temps et coller aussi à l'actualité (dans la saison trois on tremble pour Gabin lors des attentats à Paris et au Bataclan). Avec une écriture vive et agréable je n'ai pas vu passer les saisons.

C'est sans temps mort avec drôlerie et tendresse que l'auteur nous mets au cœur de la vie et de l'humain. Bravo Madame Murail et merci !


Découvrir cet auteur sur Babelio.com

Une vraie pépite jeunesse que cette série, qui a ce que j'ai pu lire va peut être se poursuivre ... Une saison 4 youpi !!!

Quant à vous n'hésitez pas, 
De 10 à 100 ans, voir plus !
Venez écouter derrière la porte du cabinet de Sauveur 
et / ou partager une pizza au numéro 12 de la rue des Murlins. 

Vous ferrez la connaissance de toute une
galerie de personnages attachants et sympathiques la plupart du temps !

Ici on ne s'ennuie jamais, la parole est au centre de tout 
et on s'entraide comme on peut .

" Je me croyais très fort parce que je venais de terminer mes études de psychologie, parce que j'étais amoureux, parce que je m'appelle Sauveur! J'ai cru que j'allais la sauver. 
- Et tu n'as pas réussi ? Dit Lazare, la voix compatissante ? 
- Non parce qu'on ne sauve as les gens d'eux mêmes, Lazare. On peut les aimer, les accompagner, les encourager, les soutenir. Mais chacun se sauve soi-même, s'il le veut, s'il le peut. Tu peux aider les autres Lazare. Mais tu n'es pas tout-puissant. JE n'étais pas tout-puissant.C'était ce qu'il avait appris à l'aube de sa vie professionnelle, et de façon la plus cruelle. " page 311 - saison 1


jeudi 7 septembre 2017

Cette chose étrange en moi Orhan Pamuk


 


La vie, les aventures, les rêves du marchand de boza Mevlut Karatas et l'histoire de ses amis et Tableau de la vie à Istanbul entre 1969 et 2012, vue par les yeux de nombreux personnages
[A strangeness in my mind]
Trad. du turc par Valérie Gay-Aksoy
Parution : 17-08-2017