mercredi 15 février 2017

Les gourmandises du dimanche fêtent leur anniversaire chez Syl.


Dimanche dernier Syl. du blog Thé, lectures et macarons fêtait avec son équipe mobile du net l'anniversaire de Ses Gourmandises ! Inauguration de la 6ème édition !

Un beau rendez-vous (que j'honore rarement il est vrai ... ) mais que j'aime consulter pour des idées gourmandes ou même pour le plaisir des yeux car les gourmandises sont toujours très bien mises en scène.

Syl. a proposé à ses lecteurs et essentiellement lectrices et marmitonnes de jouer à un petit jeu. Il fallait trouver le nom d'un plat et en effectuer la recette dimanche ! 

Après avoir cogité, enfin une illumination ! J'avais trouvé !




La QUICHE-LORRAINE !!!!

Alors je me suis lancée dans cette réalisation en prenant sur le net une recette avec beaucoup d'adaptation pour faire une QUICHE tout simplement (car j'ai mis un peu de gruyère...) Oups ! Et puis j'ai pas fait ma pâte. Le seul élément très naturel et 100 % bio, c'était l’œuf d'Oie ... (Hihihihi, merci au donateur et à Léonne ;-) )




 
 Et voilà le résultat 

Avant 




Après


Bon appétit !

Délicieux et complet pour un repas du soir avec de la salade verte ! 
Miam, un régal !




@Didi Nouvelles pensionnaires ♥♥♥

samedi 11 février 2017

Battues Antonin Varrene


Les hommes laissèrent les distances se creuser entre eux et commencèrent à marcher d'un pas plus long et rapide.
La pente dans le dos et n'y croyant plus vraiment, ils accéléraient naturellement, distançant Rémi qui continua à s'user les yeux
sur le moindre morceau de terre, la moindre tache de couleur aperçue.
Il pensait à Philippe, roulé dans un tas de feuilles mortes, sur un humus pourrissant, à quelques mètres de lui, peut-être,
et lui revenait le souvenir de l'odeur du sang qui se mélangeait à celle de la prairie fauchée ; la douleur qui le ramenait
à la conscience en des chocs déments ; la folie des secondes, coincé sous la ferraille. Il avait attendu, comme Philippe, peut-être,
un œil fiché au ciel, se demandant si quelqu'un allait lui venir en aide ou s'il allait crever ici.
Antonin Varenne vit en Creuse. Auteur de Trois mille Chevaux vapeur, chez Albin Michel,
de Le mur, le kabyle et le marin et de Fakirs, chez Viviane Hamy, Battues est son sixième roman. Source Éditions Écorce - Collection Territori

Mon avis :

Qu'il est beau ce livre, c'est du très bel ouvrage. On ne peut que féliciter les Éditions Écorce.
Ce beau livre m'a été proposé par l'auteur lui-même lors du dernier Quai du polars à Lyon en 2016. 

Après avoir lu Fakirs et Trois mille chevaux vapeur un de mes coups de cœur de 2016 (ne pas hésiter à cliquer pour mes avis de lecture), je comptais me procurer à la base "Le mur, le Kabyle et le marin". Et puis, finalement c'est Battues qui est arrivé dans ma PAL. 

Antonin Varenne a su me séduire en me proposant ce très beau livre à la couverture splendide et en me le vendant comme une histoire à la Roméo et Juliette version terroir.

@Didi QDP 2016

Face à cet auteur particulièrement charmant la tentation ne dura pas longtemps et je me faisais dédicacer : Battues !




 
 Et j'ai vraiment bien fait de succomber à cette tentation ! 

Si au départ j'étais un peu perdue dans la chronologie de l'histoire, je me suis très vite attachée à Rémi Parrot le personnage principal de cette histoire. En effet, Antonin Varenne procède par touches successives dans le déroulement des évènements. 

Les débuts de chapitre sont titrés afin de situer chronologiquement les faits.


Le lecteur est mis à contribution pour remettre en ordre tous les éléments, toute la lecture nous oblige à cette gymnastique de l'esprit. Procédé intéressant même si quelques interrogations peuvent toutefois rester en suspens, notamment pour ma part sur l'accident de Rémi qui l'a défiguré. En parlant de petits défauts j'ai eu parfois du mal dans les dialogues à mettre les interlocuteurs derrière leurs mots ....

Dans ce village, le village de R. deux familles les Messenet et les Courbier sont en conflit, le but est identique celui de conquérir des terres, des forêts au mépris de tout !

Ils veulent toutes les terres. Enfin presque, car Rémi résiste avec sa maison sur la Terre Noire cette terre familiale qu'il a conservé coûte que coûte. Rémi est également garde forestier et à ce titre il est également le protecteur des parcs naturels du coin, le gendarme de la Nature.
 
Une femme est au cœur des convoitises, elle est entre ces deux familles et elle est aussi la Juliette de Rémi. Partie longtemps, son retour semble déclencher de multiples problèmes.

" Tout le monde veut quelque chose. La question est de savoir s'il n'y a que ça qui compte, où s'il y a quelque chose de plus qui vaut le coup. Thierry Courbier et mon frère ont toujours été comme ça. Des types dont les intérêts étaient tout. Les sentiments, comme vous dites, chez des types comme eux, ce sont des besoins. Des types propres sur eux, respectables ou respectés, en manque et prêts à tout. Rémi, c'est l'inverse. Il a toujours été comme ça, mais depuis qu'il a sa gueule de monstre, c'est presque plus vrai encore. Il est aussi sociable qu'une bestiole enragée, mais il ne connaît pas l'égoïsme. Avec sa tête, il a fallu qu'il s'en débarrasse. (Michèle Messenet)
- C'est un compliment impressionnant.
 - Je ne dis pas qu'il n'a aucun besoin. Seulement qu'il ne calcule pas son intérêt avant celui des autres, et que d'avoir pour ami un type comme lui était une vraie chance. "
 

La disparition  de Philippe Mazenas un ami de Rémi va alors semer le trouble et pointer les problèmes dans ce milieu rural. Juste avant sa disparition, Philippe, a semble-t-il déterré un dossier plus que brûlant ...

Les Courbier, les Messenet, Philippe et Jean les amis de Rémi Parrot, Michèle Messenet la femme au cœur de bien des choses, le monde paysan, Verbaten et Marsault les policiers , Monneix le journaliste, voici pour l'essentiel des personnages. 

Et la nature, les forêts, les rivières et les lacs, la ville de R. pour les décors.  

L'histoire est prenante, les descriptions de la nature sont comme toujours superbes avec Antonin Varenne et les scènes de battues, de recherche et aussi de fusillades et de bastons sont très bien rendues. On se croirait par moment dans un western !

Une bien belle histoire, une histoire rude et violente.
Une histoire au cœur d'une nature objet de convoitises diverses. 
Un monde rural très écorché par l'auteur
un monde qui oublie d'aimer cette terre qui la nourrit.
Et une histoire d'amour aussi,
 Antonin Varenne ne m'avait pas menti
Merci à lui et à bientôt !


tous les livres sur Babelio.com

samedi 28 janvier 2017

Extermination des cloportes Philippe Ségur


En dehors de sa passion pour sa femme Betty, Don Dechine a un but dans la vie : écrire. Seulement voilà, pas facile d’écrire un roman fracassant quand on est prof de lycée et qu’après les avanies de la journée, il faut encore affronter un voisin pas content, les tracas de la copropriété, le harcèlement fiscal et les PV pour stationnement interdit. Rien de plus normal, pour se détendre, que de consacrer ses soirées à l’intégrale des sept saisons de Soprano. Sauf que ça n’aide pas non plus à trouver la fortune et la gloire littéraire.

Il y aurait bien une solution : tout plaquer pour aller vivre à la campagne. Comme l’explique Don Dechine, il n’y a que dans la nature qu’on peut valablement produire un chef-d’oeuvre. Armés d’une confiance et d’un humour à toute épreuve, Betty et lui vont donc se lancer dans la quête de la maison idéale, tenter de se débarrasser d’un appartement invendable et se perdre dans un monde inconnu et atroce : la jungle impitoyable de l’immobilier.

Une sacrée aventure quand on est un futur génie de la littérature et qu’on se réveille un matin avec un cloporte dans l’oeil ! Source Buchet Chastel

Mon avis : 

Hum ... Comment écrire un avis sans tergiverser ... Bon, je me lance et ce ne sera pas une bonne critique... Sorry

Pourtant avouons, intriguée par ce titre énigmatique j'ai répondu avec élan à l'appel Masse critique particulière de chez Babelio. Je m'étais dit "Pourquoi pas " ! 

Lecture ultra rapide, de ces lectures qui ne laissent pas de traces dans une mémoire de lecteur...

Ni détesté, je l'ai lu entièrement sans difficultés, ni aimé, j'ai trouvé cette histoire un soupçon légère et sans conséquences... 

Les deux personnages de ce couple Betty et Don Déchine sont des personnages sans grand intérêt majeur. Deux professeurs dans leur quotidien banal, outre l'envahissement du champs de vision de Don Déchine par des cloportes. 

Beaucoup de procrastination dans leurs projets respectifs : une thèse et un chef d’œuvre littéraire c'est pas donné à tout le monde.

"Trésor, tu te trompes, j'ai fait. ta thèse, ton avenir, ton métier, tout ça, c'est de la blague."
Elle m'a jeté un regard désorienté. Un bon point pour moi. J'avais capté son attention. J'ai enchainé sans lui laisser le temps de réfléchir. Tout ça, c'est de la blague, parce que demain, toi et moi nous serons morts."
Ça c'était ma fameuse technique du mal par la mal, dite aussi technique de l'anesthésie. Quand j'avais affaire à un désespéré, je créais chez lui un état de choc pour l'insensibiliser. Après ça il oubliait ses petits tracas, ses bobos, son nombril, et on pouvait reprendre avec lui une conversation normale entre personnes sensées. 

Ce couple est en prise avec la gestion du quotidien, ils auraient pu être plus attachants mais ils ne m'ont pas vraiment touchés... 

Certaines scénettes m'ont fait sourire. Le plombier streap teaser, l'agent immobilier, le banquier  et le voisin envahissant dans la gestion d'une colopropriété.

L'auteur Philippe Ségur s'est-il plus ou moins mis en scène ... Peut-être un peu ... 

Il a choisit un bon titre qui a su attirer mon attention, mais attention ce livre ne m'a pas emballé... 

Merci tout de même très sincèrement 
à Babelio et aux Editions Buchet - Chastel !

Quant à vous, si vous vous voulez en savoir plus sur 
" L'extermination des cloportes " 
et bien ouvrez grands vos yeux 
avant qu'ils ne s’éteignent ! 



mercredi 25 janvier 2017

Le détroit du Loup Olivier Truc


Le printemps est synonyme de transhumance pour les éleveurs du Grand Nord. Chaque année moins nombreux, hommes et rennes traversent le détroit du Loup dans l'indifférence des puissants prospecteurs pétroliers. Mais la mort d'un jeune éleveur et celle du maire d'Hammerfest vont attiser la colère des uns et l'appétit des autres. Face à cette flambée de violence, la police des rennes mène l'enquête. Source Le Cercle Points
Mon avis :

Lors du dernier QDP 2016, je suis retournée voir Olivier Truc pour me procurer son livre Le détroit du Loup. 

Didicace QDP 2016

En 2014 j'avais lu Le dernier Lapon dédicacé au QDP 2013. Mon avis ICI




J'avais hâte de retrouver la police des rennes et son duo : Nina et Klemet.

L'enquête qu'ils mènent va encore une fois les obliger à louvoyer entre deux mondes celui des Samis et celui du monde du pétrole et de ces plongeurs en eaux profondes qui vont permettre à cette industries de se développer de façon exponentielle !

Cette fois, l'accent est davantage mis sur Nina, en effet son père est un ancien plongeur en eaux profondes pour les industries pétrolières. Olivier Truc creuse un peu plus sur son histoire avec ce père qui avait disparu de sa vie et dont le parcours est désolant.

Entre traditions et mondialisation, entre respect de la nature et des hommes et exploitation à tout va, le grand Nord est écartelé et les hommes trinquent. Les Samis mais aussi les plongeurs à qui on sacrifie leur santé pour de l'argent... Toujours plus d'argent...

Comme dans le précédent ouvrage l'auteur nous parle de cette dichotomie importante entre ces deux mondes et sur les conséquences humaines de cette exploitation procurant des richesses importantes au détriment d'une société de traditions qui vivaient de la terre et de ce qu'elle offrait.

J'ai été moins captivée que dans Le dernier Lapon, j'ai trouvé que l'auteur peinait un peu dans son intrigue et que celle-ci était un peu tirée par les cheveux à certains moments. Je me suis demandée comment il allait faire pour boucler l'enquête... 

Et d'ailleurs la fin ne m'a pas vraiment convaincue...Beaucoup trop de flou dans cette intrigue...

Certains personnages ont su néanmoins capter mon attention :

Nils Sormi entre autre, un plongeur Sami au fort caractère qui se mettra vite en conflit avec Klemet. Son partenaire de plongée également Tom.

J'ai aimé aussi l'oncle de Klemet, Nils Anta  gardien des traditions musicales qui fût encore une fois une aide précieuse pour cette enquête. 

Juva Sikku le Sami voulant essayer de s'en sortir et se trouvant acculé au pire... 

Anneli la jeune femme ayant perdu son mari Sami noyé dans les détroit du Loup.

Et dans les personnages tordus Tikkanen l'homme tirant les ficelles de la situation des uns et des autres et son carton de fiches digne des renseignements généraux. 

La mère de Nina aussi une femme dure et méchante....

J'ai moins aimé cette histoire là, Olivier Truc mets moins la nature au cœur de celle-ci et l'intrigue est pour moi beaucoup moins réussie que dans son premier livre sur la police des Rennes. 

Cette lecture était raccord avec le climat du grand Nord même si même avec - 14° degrés on est encore des petits joueurs ...



Une plongée en eaux profondes et glaciales vous attends au cœur de ce livre
A vous de voir si vous osez vous y plonger !

@Didi QDP 2016



J'atteins le niveau BURIN avec cette 5ème lecture de plus de 500 pages, 
522 pages exactement dans cette version Points !



dimanche 22 janvier 2017

Au fil de l'eau Juan Diaz Canales




Madrid, aujourd’hui.

Niceto octogénaire passe sa retraite entouré de sa bande de vieux copains, de son fils Roman et de son petit-fils Alvaro. Dans l’Espagne marquée par la crise, le quotidien n’est pas simple. Il devient réellement inquiétant lorsque les amis de Niceto commencent à mourir les uns après les autres, dans des circonstances de plus en plus étranges et violentes…

Quand Niceto disparaît à son tour, c’est une véritable course contre la montre qui démarre pour Roman et Alvaro.
Scénario et dessin Juan Diaz Canales - SOURCE Rue de Sèvres

Mon avis :

J'ai reçu cette BD dans le cadre de la Masse critique du 7 décembre 2016 de chez BABELIO 

Alors dans un premier temps je tiens à remercier :

Babelio et les Éditions "Rue de Sèvres " pour ce cadeau. 

Et je tiens aussi à m'excuser pour le retard quant à l'avis sur ma lecture. Je l'ai fini à temps mais je n'ai pas eu le temps de faire mon billet ici. J'espère que vous ne m'en voudrez pas...


Cette lecture est noire, très noire. L'ambiance n'est pas à la franche rigolade vous voilà avertis !

Tout commence par la découverte d'un vieux monsieur sur une barque. On pourrait croire qu'il est mort de vieillesse mais non ... Il a été assassiné !

Ce vieux monsieur avait un cercle d'amis de vieux messieurs tout comme lui aux parcours différents et accidentés. Peu épargnés par la vie et vivants de petits trafics de vente de produits volés. 

On suit alors d'avantage le parcours de Niceto et de sa famille qui s'insère dans cette histoire avec le fils et le petit fils, Roman et Alvaro. Roman est médecin proche de la retraite et Alvaro fait parti du SAMU social et attends un heureux évènement avec sa femme.

Et puis peu à peu les amis de Niceto meurent dans des circonstances troublantes et Niceto disparait.... Son petit fils et son fils vont le rechercher.

J'ai aimé cette histoire qui parle de la vie et de la mort surtout ... La vie étant reliée à la mort inextricablement. 

Les dessins sont très beaux, dans ce noir et blanc qui colle si bien au thème du livre.

Je ne me suis pas sentie en Espagne par contre ... J'avais l'impression d'une ville française ... Peu de détails me reliant à mon imagerie sur l'Espagne... 

J'ai aimé les planches et le découpage de celle-ci. 

Les cases noires et la case blanche de la fin. J'ai apprécié les planches très oniriques ou/et ou cauchemardesques.



Attention, si les traits des personnages peuvent nous rappeler ceux des Vieux Fourneaux, ces petits vieux là ne vous feront pas marrer ! Ah ça non ... 




Une autre vision de la vieillesse et de la vie. Une vision très pessimiste où la mort rode dans tous les recoins des cases ...

L'auteur a su néanmoins mettre de la poésie dans ses dessins et ne pas refermer cette histoire sur une case noir mais bien blanche ... 

Une petite dédicace en début de livre m'a rassurée sur les sentiments de l'auteur 

Pour Toni et Manolo, preuve que ce qui ressemble le plus à l'immortalité n'est rien qu'un alliage de génétique, d'amour et de souvenirs.  Et pour Teresa, qui rends toute chose belle possible et désirable.  

Au fil de l'eau est une sombre BD que je vous recommande pour savoir ... 
Pour être de ceux qui savent !


" Parce qu'on veut croire que notre vie est un voyage comme celui de l'eau.
Qui ne disparait jamais tout à fait.
Qui trouve toujours le chemin du retour.
Mais un beau jour alors que tu es déjà vieux et que plus rien n'a d'importance, la révélation arrive. Tu sais que ce chemin n'existe pas.
Que la pluie qui te tombe dessus n'est jamais la même. "  

tous les livres sur Babelio.com